Avis d’expert : vivre avec le Web et connaître ses rouages.

Comment le Web nous oblige tous à réagir pour « noyer » l’information négative, surtout lorsqu’elle est périmée ?

Linkedin a été lancé en 2003, Facebook en 2004, Twitter en 2006, WhatsApp en 2009, Instagram en 2010…! Pourtant, ces réseaux sociaux ont métamorphosé nos vies, en faisant évoluer le Web 1.0. (une toile de contenus) vers le Web 2.0.(une toile sociale). Google, massivement lancé en début des années 2000, transforme Internet en une « mémoire sans oubli » alimentée par la caisse de résonance médiatique des réseaux sociaux et l’intelligence, artificielle et pas toujours morale, de ses moteurs de recherche.

Aujourd’hui, même si le Web représente une sorte d’espoir exacerbé dans l’avenir, surtout dans l’esprit des jeunes générations, nous en sommes néanmoins tous un peu victimes, par le côté intrusif, immédiat et parfois sans pitié du monde virtuel.

Autant décrypter certains de ses rouages pour en faire un allié et ne plus le subir.

Trois experts digitaux chez Prodemial, jeunes et avisés, vous en révèlent certains secrets.

Eve-Anne : « Comment le Web nous oblige tous à réagir pour « noyer » l’information négative, surtout lorsqu’elle est périmée. »

Rémy : « Quels sont les dangers du Web qui ont donné naissance à de nouveaux business ? Quelle attitude adopter ? »

Sandrine : « Comment notre présence sur Internet conditionne notre vision du monde et porte atteinte à notre objectivité et discernement. »

Aujourd’hui :  le premier volet d’un triptyque.

Comment le Web nous oblige tous à réagir pour « noyer » l’information négative, surtout lorsqu’elle est périmée.

Clap de fin pour Destination Eurovision 2019 ! Après trois semaines de compétition acharnée, nous connaissons le nom du chanteur qui représentera la France.
Cependant, depuis la diffusion de l’une de ces vidéos où on peut voir le chanteur danser dans la rue, en chantant : « La France a vraiment souffert, attentat par-ci, attentat par-là ! », sa candidature fait débat. En effet, un Sénateur a estimé que le jeune chanteur, star des réseaux sociaux, s’est « moqué des attentats de Paris » et l’attaque médiatiquement pour qu’il retire sa candidature du concours.

Pourtant, aujourd’hui pour « exister », il faut être également présent sur le Web. Qui n’a jamais déjà googlisé son nom ou son entreprise afin de voir quelles informations l’algorithme de Google ressort et d’éprouver même une certaine déception quand nous découvrons que nous n’existons pas à ses yeux ? Sur le Web, environnement subtil et hypermnésique, que ce soit l’individu ou l’entreprise, on parle alors de personal branding (de promotion de soi-même en tant que marque), d’image, d’e-réputation.
Pourtant, il suffit d’être actif quelque temps sur le Web pour se rendre compte que votre nom peut être associé à des contenus négatifs, qu’ils soient produits par vous-même ou par d’autres.
Dans le cas évoqué plus haut, que le jeune chanteur soit auteur des propos ou non, le mal est fait. Comment faire lorsque notre e-réputation est entachée de contenus négatifs ?

1. Mieux vaut prévenir que guérir

Être sur le Web, c’est s’exposer.

Vous devez donc vous engager dans votre personal branding, en partageant des contenus qui vous ressemblent. Google scanne régulièrement ces contenus et les classent par pertinence. Le résultat sera un bon référencement naturel, associé à une image positive. L’efficacité de ce référencement résulte également de votre activité régulière sur le Web. De fait, un site souvent actualisé est un site entretenu et fait gage de qualité dans le monde virtuel.

Afin d’optimiser votre référencement naturel, je vous recommande trois règles à respecter :

  • la diversification des mots-clés et des tournures de phrase pour avoir un champ lexical varié,
  • des phrases bien structurées, autant dans leur syntaxe que dans leur sémantique,
  • une composition générale qui respecte la hiérarchisation des blocs de textes. Gardez en tête que Google est un robot et qu’il lui faut une logique structurelle : des titres, des sous-titres et des paragraphes clairement identifiés.

Sachez également que ne mettre en place aucune action, c’est prendre le risque de subir. A ce titre, des veilles régulières de ce qui ressort sur vous sur le Web sont nécessaires, même si vous ne serez jamais totalement à l’abri d’une mauvaise surprise…

2. Une fois malade, il faut agir

Vous avez attrapé le virus du bad buzz, en temps normal je vous dirai d’aller voir le médecin… Oui mais voilà, le monde virtuel n’est pas si simple, il mémorise votre activité antérieure et le marque à vie, ou presque. Soyez donc alertes et agissez rapidement.

Le bad buzz provient soit d’un contenu que vous avez produit, soit d’un acharnement de certaines personnes mécontentes, par le biais de plateformes communautaires ou bien médiatiques. A chaque maladie son traitement.
Les entreprises et les individus peuvent agir, en produisant beaucoup de contenus de qualité en peu de temps (flooding) pour déclasser des contenus négatifs. Ayez à l’esprit que vous pouvez produire plus de contenus riches et variés par le biais de la polysémie. Si vous ne faites que du copier-coller, Google pourra appliquer des sanctions de déclassement du référencement, tout comme il le fait déjà pour l’utilisation du plagiat. Si vos contenus sont pertinents et qu’ils répondent à un besoin, ils seront d’autant plus consultés et mis en avant par Google.

Si votre e-réputation est encore en danger, du référencement payant proposé par Google permet à certains contenus de « prendre le dessus » sur d’autres et ce, de manière plus rapide. Si vous avez la preuve du caractère diffamatoire ou injurieux d’un contenu, vous avez également à votre disposition différents leviers juridiques pour le faire disparaître.
Pour le cas de la fake news, qui va de la fausse information répercutée avec ou sans malice jusqu’au « coup monté », il faut employer les gros moyens. Pour les deux cas, le gouvernement, à présent très attentif sur ce sujet, a créé une nouvelle loi pour « protéger la vie démocratique des fausses nouvelles » en renforçant le contrôle des fakes news sur internet. « Il sera possible de saisir le juge […] permettant, le cas échéant, de supprimer le contenu mis en cause, de déréférencer le site, de fermer le compte utilisateur concerné, voire de bloquer l’accès au site internet », 1 a expliqué le chef de l’Etat lors de ses vœux à la presse.

Sachez quand même que si la personne physique a la possibilité d’appliquer le droit à l’oubli, la personne morale ne l’a pas. Elle devra donc davantage se battre pour reconstruire son image.

Le mot de la fin…

Gagner ou regagner la confiance des internautes et de Google prend du temps et de l’énergie. Autant partir sur de bonnes bases.

Organisez votre présence sur le Web pour mieux appréhender un éventuel bad buzz et pour être moins vulnérable face à des informations néfastes, qu’elles soient anciennes ou récentes.
En tant que Consultant Prodemial, l’objectif de votre présence Web est de rassurer et de convaincre les Clients et les Consultants, pour mettre en place une stratégie de réassurance par la production de contenus pertinents. Votre engagement actif sur le Web vous permettra de maîtriser votre visibilité positive de manière à ce qu’elle ne vous échappe jamais.
Prodemial a mis en place différents supports pédagogiques et informatifs pour vous accompagner dans la création de votre page Linkedin et également de votre Site Pro pour un personal branding responsable.

Retrouvez toutes les informations sur le site du Club Web d’Omnium Finance.

1. https://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/trois-questions-soulevees-par-la-loi-sur-les-fausses-nouvelles-souhaitee-par-emmanuel-macron_2545025.html