Un consultant Prodémial féru d’ingénierie patrimoniale, ou plutôt, quand le hasard fait bien les choses…

L’expérience professionnelle de Marc Moulard est atypique à plus d’un titre. Sa première vocation n’était pas le conseil patrimonial. Il était chercheur en systèmes informatiques…

Dix ans après, il est un des grands performers de notre réseau. Nous sommes allés à sa rencontre pour mieux comprendre sa « ligne de vie », la cohérence qu’il donne à son parcours et ses décisions qui peuvent nous inspirer.

 

  1. Marc, la légende veut que tu sois l’ « intello » du réseau. Le « prof de fac », nous a-t-on dit. Qu’en est-il en vérité ?

Alors, je ne sais pas si je suis un intello, mais c’est vrai que j’ai démarré ma carrière professionnelle en tant qu’enseignant-chercheur à l’université. J’étais spécialisé dans le management d’entreprise et plus particulièrement en management des systèmes d’information. J’assurais des cours en gestion (marketing, stratégie d’entreprise, gestion des connaissances-web) et mon travail de recherche portait sur la mesure de l’interdépendance des risques liés aux projets en systèmes d’information. Pour faire simple, j’essayais d’identifier les principaux problèmes qui pouvaient conduire les projets informatiques à l’échec et de mesurer s’il y avait une dépendance entre ces problèmes. C’était un job assez passionnant parce que je liais ma passion, l’informatique, à une problématique assez récente et porteuse comme les systèmes d’information dans les années 2000.

Ce qui me plaisait, c’était qu’il y avait tout à faire en France, la recherche en était à ses prémices. Je passais pas mal de temps en entreprise à observer et à interroger les chefs de projet pour essayer d’en sortir des modèles. Il y avait une forte demande de la part des professionnels. C’était très important pour moi parce que je ne voulais surtout pas être déconnecté de la réalité.

 

  1. Un virage aussi radical n’a pas dû être tout de suite compris par ton entourage ? Comment la décision de ne plus continuer dans la recherche a-t-elle était prise ? Quelqu’un a dû jouer un rôle important dans cette reconversion ?

Effectivement le virage n’a pas été compris tout de suite, mais alors pas du tout. Il n’y a que peu de temps que mes parents commencent à le digérer.

De mémoire, en 2005, mon futur manager, Fabrice Plassard avec qui j’ai tout vécu à la fac pendant mes études, m’a contacté pour me proposer l’activité. Je l’ai bien écouté et je me rappelle lui avoir dit : «  Qu’est-ce que tu veux que je m’embête à quitter mon statut de fonctionnaire pour me mettre à mon compte. Aujourd’hui j’ai déjà la liberté, et pour la rémunération, elle va venir ».

En avril 2006, mon disque dur a planté et j’ai perdu tous les résultats de ma thèse, le tout 3 mois avant ma soutenance. Il ne me restait que ma revue bibliographique. En gros, il fallait que je refasse quasiment tout. Je n’avais pas le courage et j’étais au fond du trou. Fabrice m’a alors rappelé pour prendre des nouvelles et m’a proposé de venir voir par moi-même.

Fin octobre 2006, j’ai assisté à ma première formation initiale et je me suis inscrit dans la foulée.

 

  1. Tu as décidé de te consacrer à notre opportunité professionnelle en 2006.  Cela fait plus de dix ans. Pourtant, pendant des années, tu n’étais pas très « investi » dans ta carrière professionnelle ? Tu aurais décidé d’être d’abord « papa à domicile » ?

J’ai effectivement mis quelques temps à démarrer, même si les premières années je me suis toujours approcher du titre de major [qualification interne de performance commerciale NDR.] Ma femme venait de prendre un temps plein de commerciale et je me suis occupé de notre fille. Notre 2ème enfant est ensuite arrivé rapidement et je me suis retrouvé progressivement père au foyer : école, repas, etc. Comme je ne voulais pas que mes enfants soient élevés par une nounou, j’ai fait le choix de m’en occuper même si ça m’a pesé assez souvent !

J’essayais d’optimiser au maximum mon temps, mais malgré tout, les journées de travail étaient assez courtes.

Mais la principale difficulté a été de me constituer un réseau, ma Primoliste [liste des premiers contacts, NDR.] comportant essentiellement des profs de fac, et ce n’est pas les meilleurs clients ! Et puis les enfants ont grandi, ma femme a repris des horaires de bureau et j’ai ainsi pu démultiplier mon temps de travail et mes résultats.

Je récolte aujourd’hui tout ce que j’ai semé pendant les premières années.

 

  1. Aujourd’hui, tu sembles avoir trouvé ton équilibre professionnel. En tout cas, les résultats extraordinaires que tu affiches depuis quelques années en sont une preuve. Quel compartiment de notre opportunité professionnelle affectionnes-tu particulièrement ?

Ce qui me plaît principalement dans l’activité, c’est l’ingénierie patrimoniale, c’est-à-dire le montage d’une solution globale. Si je peux reprendre le tronc commun [partie commune de la méthode commerciale NDR.] où l’on parle de sécurité, de disponibilité et de rentabilité, aujourd’hui aucun produit ne permet d’avoir les 3 en même temps. Le seul moyen de répondre à ces trois critères, c’est d’élaborer une stratégie patrimoniale liant différents produits d’investissements, en immobilier, en assurance-vie, en placements financiers.

En fait, je n’ai pas tellement changé de métier. Je continue toujours à observer, à analyser et à mettre en place des plans d’actions, sauf que maintenant j’appelle ça une stratégie patrimoniale.

Pour avancer, il a fallu que je trouve mon principal moteur et j’ai mis longtemps pour le découvrir. Je pensais que c’était la rémunération. Mais en fait, ce qui me plaît surtout, c’est d’aider et d’accompagner mes clients, c’est de voir dans leurs regards que pour la première fois de leur vie ils comprennent pourquoi et dans quoi ils investissent, et qu’ils en voient l’intérêt.

Mais ce n’est possible que parce que j’ai la liberté de proposer ce que je veux dans une offre large et performante que les sociétés du Groupe mettent à ma disposition : en immobilier, en assurance-vie et en placements financiers. Ce qui me plaît, c’est d’être utile tout en restant droit dans mes bottes.

 

  1. Lorsque tu fais un bilan de ton parcours, bien que tu sois encore très jeune, quelle leçon tu en retires, mais aussi quels projets tu poursuis ?

La première leçon que j’en retire, c’est qu’il faut conserver la foi et ne pas baisser les bras. J’ai démarré sans aucun réseau mais j’ai toujours appliqué ce que l’on m’a appris, c’est-à-dire d’en parler à tout le monde et tout le temps. Et ça paye ! Aujourd’hui, il y a trop de monde qui ne maîtrise pas ses finances. Tout change rapidement. Nos futurs clients ont besoin d’explications objectives et d’un accompagnement personnalisé. Ils ont besoin d’explications claires, de conseils impartiaux.

Et malheureusement, ou heureusement, il n’y a que nous pour proposer ces services. Pour leur bien, nous avons le devoir de proposer à nos futurs clients une alternative à l’offre des grands groupes bancaires et d’assurance, avec nos conseils sur mesure, plus adaptés, notre compréhension fine des enjeux de chacun.

La prochaine étape, c’est donc tout naturellement de m’entourer d’une équipe pour faire bouger les choses. A plusieurs, on va plus vite et plus loin !